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Quand l’austérité nous impose aussi nos congés
jeudi 7 mai 2026
Lors du Comité social d’administration du 30 avril 2026, la Présidence a présenté les périodes de fermeture de l’université pour l’année 2026-2027 et les congés imposés que cela implique pour les personnels BIATSS. L’objectif des fermetures supplémentaires annoncées est de faire des économies, et pas seulement de chauffage...
Tout d’abord, le vendredi du « pont de l’ascension » n’est plus « offert » par l’université, mais, comme cette année, est un jour de congé imposé. La Présidence justifie cette décision par la situation financière de l’université.
Ensuite, une nouvelle période de congés imposés est apparue du 1er au 5 mars 2027, soit la seconde semaine des vacances scolaires d’hiver. L’objectif pour la Présidence : faire un hivernage de la majorité des bâtiments et économiser ainsi 170.000 €. Cette estimation se base sur les 340.000 € économisés lors de la fermeture administrative de fin décembre 2025 à début janvier 2026. Mais, de l’aveu même de la Présidence, l’objectif est aussi de faire des économies en limitant le volume des comptes épargne-temps des agent·es, souvent bien garnis du fait de la surcharge de travail à laquelle sont confronté·es les personnels.
Cette nouvelle période de fermeture imposée n’était pas prévue dans le plan d’économie présenté par la Présidence. Ses retombées budgétaires sont très limitées au regard de la situation financière de l’université (dont le déficit prévu au budget initial 2026 frôle les 45 M€).
De plus, les personnels BIATSS voient de fait tous leurs jours de congé imposés : pour les personnels à 35h, ils et elles ont même 34 jours de congé dont le placement est imposé pour seulement 33 jours de congé possibles, ce qui va obliger l’université à revoir le nombre de jours imposés entre le 1er juin et le 30 septembre pour les personnels à 35h.
Enfin, même pour les collègues qui n’ont pas de système de congés imposés comme les enseignant·es-chercheur·euses, chercheur·euses ou enseignant·es, cette nouvelle fermeture administrative a pour effet de réduire le temps de recherche de nombre de collègues, notamment pour celles et ceux qui ne peuvent travailler à domicile dans de bonnes conditions, c’est-à-dire plus souvent les doctorant·es et les autres collègues non titulaires.
Pour toutes ces raisons, la FSU, à l’image de l’ensemble des organisations syndicales, a voté contre les périodes de fermeture 2026-2027 de l’Université.
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FSU ULille