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Vers un « congé hormonal » à ULille… mais pour les étudiant·es uniquement
mercredi 26 novembre 2025
Le CFVU (Conseil de la Formation et de la vie Universitaire) du 23 septembre dernier a validé à l’unanimité la possibilité d’autorisations d’absence pour raisons impérieuses à hauteur de 14 jours par an pour les étudiant·es avec un maximum de 2 jours par mois et sans couvrir les examens et le contrôle continu. Cette avancée était prévue par le plan égalité femmes/hommes adopté en début d’année par l’université.
Cette revendication découle notamment de la faible prise en compte des règles douloureuses qui génèrent pourtant des absences et de la souffrance au travail. Elle a été élargie pour couvrir d’autres situations (deuil, démarches administratives…).
Cette mesure est une véritable avancée. Son élargissement et son caractère non genré sont des évolutions positives. Cependant, les équipes enseignantes ne semblent pas avoir été encore informées de ce dispositif alors qu’il entrera en vigueur dès le second semestre de cette année. Nous craignons ainsi que ce dispositif soit ainsi sous-utilisé.
Enfin, ce dispositif ne couvre pas les personnels, ce que nous avions déjà déploré dans le plan égalité femmes/hommes.
À l’université, la FSU revendique le fait que les personnes faisant face à des symptômes invalidants pour des raisons hormonales (menstruations, ménopause…) puissent bénéficier d’autorisation d’absence de droit rémunérées, sans rattrapages et sans justificatif médical.
FSU ULille